De l'alcool et de son influence sur les débiles :(
Après une dizaine de jours (voire plus, je perds toute notion du temps en ce moment) de sevrage d'Internet dû au fait que le voisin - ou la voisine qui sait - ne daignait pas se connecter, me revoici afin de vous pondre un traité philosophique tel un Rousseau des grands soirs :(
Ce week-end, le lycée de Lorch accueillait en son sein 3 élèves français ainsi que 4 ritals venus de Sardaigne, berceau de la méchante mafia et de l'huile d'olive qui sent divinement bon quand on la fait chauffer. Le but de cette rencontre était de poser les premières pierres du projet Comenius. Passons sur ce fameux projet qui est, soyons honnêtes, chiant comme la mort, et intéressons-nous de plus près à la délégation de débiles que la Bretagne nous avait envoyé.
Cette dream team se composait de 2 nénettes "de poche" et d'un gaillard dont la forme du nez aurait rendu jaloux Marcel Cerdan et autre Cassius Clay. Du haut de leur 1ère ES, ils s'aventuraient en terres teutonnes sans connaissances aucunes des subtilités de la langue de Goethe. Ma présence était donc indissociable afin d'offrir à ces ahuris le séjour le plus agréable possible en compagnie de leurs correspondants allemands qui, si ils ont un très bon niveau en français, ont toujours une certaine anxiété à l'oral.
Après les banalités d'usage liées à la première rencontre, nous partîmes en quête de quelqu'auberge où les femmes sont cordiales et le chocolat chaud. Les profs d'un côté, les élèves de l'autre. Me rapprochant plus de la tranche 16-19 que de la 35-55, j'optais pour les gamaings. Le corps enseignant, appréciant cette intimité naissante, me nomma "responsable officieux" de la colonie. Le jeudi soir se passa sans soucis. L'une des Françaises (Odile pour ne pas la nommer), me lançant cependant un cinglant "QUOIIIIIIIII T'AS JAMAIS BU D'ALCOOL ??? MAIS TU SAIS PAS T'AMUSER, FAUT TE SORTIR LE BALAI DU CUL MON GARS !" On en reparlera Odile... On en reparlera :)
Pas de détails particuliers sur la journée de vendredi. Le soir, rendez-vous était pris pour l'ouverture du marché de Noël de ma charmande bourgade. La chaleur du vin contraste avec les -2°C du thermomètre. Après quelques crapahutades, les élèves décident d'appeler papa-maman pour rejoindre leurs lits bien douillets. Une fois la dernière partie, une jeune autochtone se précipite sur moi d'un pas mal assuré, m'empoigne et me serre dans ses bras. "Drôle de coutume" pensé-je intérieurement. La demoiselle (plutôt choue), commence à me parler en anglais, ayant semble-t-il remarqué que j'étais un mec cool comme seuls les Frenchies peuvent l'être. Eclatant en sanglots, elle m'expliqua que ses parents étaient en phase de divorce et que ça saymal. Le temps de rentrer dans une cabine téléphonique, d'arracher mon sweat ZERO, et me voilà devenu Yann, l'assistant social. Pendant 25 minutes j'ai réconforté cette mamoiselle, sentant parfois ses mains s'aventurer dans le bas de mes reins. Pas désagréable mais là n'est pas la question :(
Cette jeune fille avait trop bu. L'alcool saymal :(
Le samedi soir, notre tripotée de débiles consanguins voulait marquer le coup. Tout le monde s'est donc retrouvé dans l'une des nombreuses pochtronneries locales. En gentil garçon, j'avais proposé à la mère de l'un des Germains qui m'avait invité à manger de le raccompagner le soir, évitant ainsi pour elle de veiller jusqu'à tard. La soirée commence et les verres s'enchaînent. Principalement de la vodka. Le patron du bar vient et demande les cartes d'identités du groupe. Tous ceux qui sont encore un peu trop jeunes sont priés de partir. Les bannis nous disent donc qu'ils vont user d'un stratagème pour leurrer l'arabe du coin et pouvoir se siffler quelques bouteilles sans avoir à se justifier auprès de qui que ce soit. Au bout de 2h toujours pas de nouvelles. Le groupe des "grands" décide de quitter les lieux et, ô surprise, on retrouve le reste de la bande dans la rue, beurrés comme des Petits Lu. Un rapide bilan nous indique que 3 bouteilles de Schnapps ont fini dans l'estomac des 6 saoûlards du dimanche.
Assise contre un mur je retrouve Odile la débile saoûlarde en chef (vous savez celle qui sait s'amuser !). Elle est complètement hors d'elle-même, et le moindre contact se transforme en crise d'hystérie accompagnée de violents coups et de hurlements. Alerté par ce bordel, le propriétaire du bar vient aux nouvelles, me somme de calmer cette connasse sous peine d'en demêler avec la police (oui oui ça devient une habitude chez moi...). N'écoutant pas mes indications, il se rue vers la nénette en lui lançant toutes sortes de quolibets destinés à la calmer. Que nenni, quand on a jamais appris l'allemand et qu'on est ivre morte ça aide pas...
Après négociations avec le proprio et l'aide de jeunes allemands pas encore pleins, on a finalement réussi à ramener tout le monde à bon port. Ramenant Cai et son corres chez lui, je vois ce dernier légèrement tituber au moment de fermer la porte de la Barbamobile. Mon instinct de secouriste m'indiqua de me garer. Twingo, 30 secondes plus tard, un déluge de vomi arrosa la grille des égoûts. Sourire aux lèvres, je demanda à Cai de m'amener une bassine, une serviette et de l'eau gazeuse. Notre ami français refusa une première fois de goûter ce dégueulasse breuvage, mais il se ravisa après mon dantesque "soit tu le bois, soit je te le fais boire". L'effet escompté se produisit et une 2e salve atteignit ses chaussures (ahaha).
Préjugé 1 : Les Bretons sont des pochtrons => admis
Préjugé 2 : Les Allemands tiennent l'alcool => passe second groupe
Préjugé 3 : La nouvelle génération est lamentable => admis avec félicitations du jury
Epilogue de cette soirée : Je suis rentré furax chez moi à 1h du mat, réveil difficile à 7h30 pour rejoindre la gare et aller au Musée Mercedes (c'est top) comme on dit ici. Odile ne se souvenait pas qu'elle avait essayé de me mordre ou plus simplement qu'elle avait failli nous foutre dans une sacrée merde. Echaudé par ses émouvantes déclarations, j'en ai touché 2 mots à son professeur accompagnateur, qui va l'envoyer discuter de tout ça avec l'infirmière. Ahahahaha ça te mate baltringue :(
Voilà, ce traité s'achève sur ces mots d'espoir. Je suis ouvert à toute discussion un temps soit peu constructive. Je méprise les saoûlards et c'est mon choix :(
Comments
c'est la première fois que je te lis et je suis deja morte de rire...tu résume bien...long mais les détails donnés sont utiles
je reviendrai!
pas besoin d'epiloguer davantage, tous les gouts sont dans la nature...^_^
Yann... Besoin vital que de relire une nouvelle fois cette note. J'ai parié gros sur toi et le petit poulain que tu es ne me déçoit pas (encore).
[Saytop].
;°)